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textes en attente de placement

CHRISTINE KATTNER

Le parcours musical de Christine Kattner débute à Berlin puis elle se perfectionne auprès des plus grands professeurs des Conservatoires Supérieurs de Musique et solistes internationaux tels que Marta Onody, Budapest, Heidi Reiss, Leipzig, Yvonne Minton, Londres, et de Mark Markham, pianiste américain accompagnateur de Jessy Norman.

Elle effectue ses premiers pas d'interprète dans des rôles de mezzo puis évolue, confortée et révélée par les différentes rencontres musicales et par son travail personnel, vers la tessiture de mezzo colorature.

 Un nouveau répertoire alors s'ouvre à Christine Kattner, apparemment plus léger de par son registre, mais ô combien aussi complexe que passionnant.

 Ce chemin vocal n'est pas sans rappeler des correspondances avec sa démarche personnelle de recherche d'essentiel qui pourrait s'illustrer dans l'expression « trouver sa voie ».

Forte de cette tessiture exceptionnelle de presque trois octaves, de sa solide technique vocale et de son talent d'interprète, Christine Kattner se destine tout autant aux répertoires de la mélodie française et du lied allemand qu'aux airs d'opéra. En effet, ces formes musicales étant pour elle, parfaitement complémentaires tant au niveau de l'expression que pour son propre épanouissement artistique.

Si Mozart occupe une place privilégiée dans son répertoire et notamment ses mélodies peu connues du grand public au regard de ses airs d'opéra, l'on retrouve aussi parmi ses compositeurs de prédilection : Schubert, Schumann, Wagner, Malher, Strauss, Berg...

Christine Kattner prépare à l'automne 2010 et en 2011 une tournée de récitals en France avec Mark Markham. Ce soir, c’est accompagnée par Eduardo de Rafael qu’ elle chante à Marseille pour MUSIQUE and CO.

Jolie coïncidence de la vie de Christine Kattner et de ses deux années passées au « Modeinstut » de Berlin comme modèle, avant que ne s'impose pour elle le choix de la musique : sa photo monumentale,  réalisée par le photographe Matthias Leupold a annoncé l'exposition « Ubergangs Gesellschaft » (1) durant l’automne 2009 à Berlin !

(1) : Société en transition

POUR VITTORIO FORTE

1ère partie

J.S. BACH - F. BUSONI   Chaconne d'après la partita en ré mineur pour violon seul

Cette oeuvre résulte de la collaboration fructueuse de deux musiciens, J.S.Bach et F.Busoni, appartenant l’un et l’autre à des siècles et des styles différents (XVIIIe siècle pour l’un, XXe siècle pour l’autre) qui auraient dû nécessairement les séparer.Pourtant, cette rencontre n’est pas vraiment fortuite dans la mesure où les compositeurs qui se sont imposés après la mort de J.S.Bach se sont peu ou prou inscrits dans le sillage de cet illustre devancier.

Ainsi, une grande tradition germanique s’est-elle peu à peu constituée au cours du XIXe siècle jusqu’à l’École de Vienne moderne. De Beethoven à Webern, en passant par Brahms, Liszt, Schönberg et Busoni, le modèle indépassable de Bach n’a pas cessé d’exercer son influence. La chaconne de la Partita en ré mineur pour violon seul BWV 1004 trouve une place très particulière dans le catalogue de notre illustre compositeur puisqu’elle nous offre une magistrale démonstration d’un procédé de composition musicale remarquablement prisé et exploité dans les multiples chaconnes ou passacailles de l’époque baroque. Et en quelque sorte, une fois de plus, Bach aurait assimilé les mille et une expériences de ses pairs, transcendées par la puissance géniale de sa prodigieuse inspiration. Mais d’autre part, cette oeuvre a connu un destin assez exceptionnel, non seulement bien sûr par la véritable consécration que cette oeuvre a su recueillir auprès des plus grands interprètes, mais aussi grâce à l’attention et l’intérêt très marqués que deux compositeurs, Brahms et Busoni à la fin du XIXe siècle, ont voulu pointer. En effet, les deux transcriptions que ces deux musiciens nous ont proposées de l’oeuvre originale de Bach ont plus que contribué à la diffusion, à un succès jamais démenti, à la reconnaissance d’une oeuvre qui va acquérir un statut spécial, à savoir celui de la plus grande modernité. Car les monumentales fresques sonores et pianistiques que nous offrent les deux compositeurs romantiques (et surtout celle très visionnaire de Busoni), inaugurent une période fastueuse, luxuriante des plus illustres talents pianistiques ayant reçu les riches enseignements des virtuoses du XIXe siècle, Liszt en tête

F. SCHUBERT
3 Klavierstucke posthumes D. 946
Ces trois pièces, écrites par Schubert à la fin de sa courte vie, mais éditées seulement en 1868 par Brahms, s'inscrivent parfaitement dans la grande vague d'expressivité sensible et profonde des dernières oeuvres du compositeur.
Ecrites dans une formes très proche des impromptus (thème A - thème B - retour thème A), chacune des ces pièces garde en elle les caractéristiques propres à la musique pianistique de Schubert.
En effet la première pièce avec son thème initial haletant nous emporte dans un paysage d'hiver en complète opposition avec son deuxième thème rêveur et lyrique.
La deuxième pièce est un pur chef d'oeuvre de tendresse et de simplicité. Le grand talent de mélodiste de Schubert se présente pleinement dans cette oeuvre. Encore une fois les deux thème créent un contraste de sentiments annonciateur du grand romantisme allemand.
La troisième pièce nous fait retrouver le caractère rythmique, presque populaire, de la musique "dansante" de Schubert. Très rebondissante cette pièce clôture avec élan et brio cette oeuvre incontournable du premier romantisme musical.
Si pendant des décennies elles n'ont pas connu la gloire aujourd'hui elles revivent pleinement pour le bonheur des interprètes autant que des mélomanes.

2ème partie
R. SCHUMANN Fantasiestucke op.12
Les huit pièces qui constituent cette oeuvre datent de 1837. Année difficile sur le plan humain pour le compositeur allemand, mais prospère et riche sur le plan artistique. Les Fantasiestucke aurait pu aisément porter le nom de "contes de la nuit", car, dans son intégralité, elles rendent hommage à tout ce qu'il y a de plus intime dans la vie "nocturne". Ainsi les rêves et les cauchemars s'entremêlent dans une ambiance où la lumière d'une lune abstraite s'offusque parfois derrière les nuages menaçant de la tempête. Comme dans la plupart de ses oeuvres, Schumann trouve encore une fois son inspiration dans la littérature, par exemple dans la cinquième pièce "In der nacht" qui traduit l'histoire tragique de Héro et Léandre tiré e de la mythologie grecque . Et lorsque il n'existe pas de texte justifiant le sens de es pièces, il laisse sa plume décrire les profonds méandres de sa pensée. "A la fin tout se fond en de joyeuses noces, mais au terme de cela, la douleur est venue se superposer, et alors retentissent ensemble le glas funèbres et les cloches nuptiales" écrit Schumann à Clara au sujet de la dernière pièce du recueil.

M. CLEMENTI Fantaisie sur "Au clair de la lune" op.48
La fantaisie sur l’air « au clair de la lune » op.48 évoque la tendresse des comptines enfantines pimentées d’une virtuosité virevoltante.
Officiellement composée en 1821, il est probable que cette date corresponde à sa version définitive incluant l’introduction précédant l’entrée du célèbre thème.
Cette introduction adagio, aux allures d’improvisation, est une sorte de cadence couvrant une grande partie du clavier qui présente des moments de tension parsemés d’idées musicales gracieuses et raffinées.
Les variations, d’écriture simple et claire, présentent les caractéristiques du travail fortement didactique que Clementi a effectué tout au long de sa vie.
La redécouverte de ces oeuvres, rend évident le rôle de Clementi dans la transition allant de Mozart à Beethoven qui constitue le passage de témoin du Classicisme au Romantisme


Le quatuor K421 de  mozart                                                                       LLe atuor e quatuor Le quatuor

Ce quatuor fait partie des six quatuors dédiés à Haydn, que Mozart entreprit d’écrire dès 1782, après avoir entendu les six quatuors op 33 de Haydn.
Ce cycle marque un tournant dans l’écriture du quatuor à cordes, avec la naissance d’un dialogue équilibré entre chaque instrument, dans une véritable écriture à quatre parties
Le quatuor K 421, 2ème de ce cycle, écrit dans la tonalité de ré mineur comme Don Giovanni et le Requiem, est empreint d’une atmosphère élégiaque, bouleversante, et qui n’est pas sans rappeler par moments ses plus belles pages d’opéra. Il aurait été achevé, selon une légende bien établie, durant la nuit où Constance donna à Mozart son premier fils. Il nous a donc paru tout indiqué de recommencer notre activité musicale avec ce quatuor, après les trois heureux événements survenus dans le quatuor Garance cette dernière année…

Le quatuor op 80 en fa mineur de Mendelssohn                                                     

C’est la dernière œuvre achevée par Mendelssohn quelques mois seulement avant sa mort.
Ces pages, portées par le désespoir et la tristesse, lui ont été inspirées par la mort de sa sœur Fanny, ce qui vaut parfois à ce quatuor le sous-titre de « Requiem pour Fanny ».
Cette œuvre, longtemps méconnue car ne correspondant pas à l’image traditionnelle de Mendelssohn, est d’une douloureuse et exceptionnelle beauté, qui laisse rêver à ce qu’aurai pu composer Mendelssohn s’il avait vécu plus longtemps.

Le quatuor n°12 en Fa Majeur « américain » de Dvorak                                           

On ne présente plus le quatuor américain de Dvorak. Parmi les pages les plus célèbres de la musique de chambre, ce quatuor écrit en 1893 pendant le premier séjour du compositeur en Amérique est une œuvre heureuse et lumineuse, typiquement dvorakienne dans ses thèmes et sa construction.
Comme pour la symphonie du Nouveau Monde qu’il vient d’achever, Dvorak s’inspire des musiques indiennes et noires qu’il découvre, comme en témoignent l’utilisation fréquente de la gamme pentatonique et des rythmes syncopés. Il réalise une merveilleuse synthèse entre cette musique nouvelle à ses oreilles et le langage profondément slave qui lui est propre.
Depuis plus d’un siècle ce quatuor est unanimement apprécié du public comme des interprètes, et c’est avec le même bonheur que nous nous penchons à notre tour sur cette partition.


DUO LATIL       Au programme ce soir...


Gabriel Fauré:  impromptu (harpe seule)

Franz Schubert: sonate "arpegionne"

 

    Entracte

 

Gabriel Fauré: "Après un rêve"

                     "Les berceaux"

Gaspar Cassado: "suite pour violoncelle seule"

Enrique Granados: "Intermezzo"

Manuel de Falla: "sept chansons populaires espagnoles"